
Vague de Mahdia
La « Vague de Mahdia », peinte en Tunisie est une aquarelle, signée au feutre rouge, en bas à gauche et date des années 1990. Elle rejoint la série des peintures de recherche d’effets de lumière à tendance abstraite.
Il m’a fait le don de cette peinture, la rapatriant de Tunisie en 1999 lorsque j’habitais rue Kamerdelle en Belgique. Cette œuvre que certains diraient être inspirée de la célèbre vague de Kanagawa du peintre japonais Hokusai, est le prélude à un nouveau genre qui prend sa source dans la tradition des scènes de « ciels à la Boudin » avec une dimension supplémentaire, celle de la « fouille » pour le détail.
Peinte au bleu local, dont les pigments ne se trouvent pas en Europe, elle est unique de par les couleurs choisies, et dans son concept. Le début du déroulement de la vague se distingue par les détails de l’écume constituée d’une infinité de nucléi blancs qui cernent l’eau peinte au bleu tunisien, aux pigments singuliers. Le ciel contraste par sa platitude, l’accent est mis sur la vague. La crête de la vague n’atteint pas la ligne d’horizon, étant au début de son déroulement, d’autres vagues à l’arrière sont en formation. Cette réalisation est un indice de la patience du peintre, insoupçonnée d’ amis et admirateurs, ainsi que de sa fascination pour la mer.
Il en existe une autre plus déroulée, que j’ai vue à Rentières mais qui a dû y être laissée. Un calque trouvé dans l’atelier en 2002 témoigne du progrès de ce projet de représentation de vagues dont il m’avait fait part en 2000 lors de sa visite à Bruxelles.