
L’aube au Tower Bridge
1993
Cette œuvre a été réalisée en plusieurs temps, ce qui implique une réflexion préalable ; elle n’est donc pas une œuvre d’impulsion. Bien conscient de la topographie de Londres, il a transposé afin d’intégrer dans l’espace donné les monuments signifiants, mentalement choisis, créant ainsi une œuvre à caractère « sémantique ».
Les deux tours du pont sont quasiment au centre de la scène, mais plus à droite en arrière-plan, comme si continuait de planer le souvenir séculaire du mariage de Charles et Diana, la coupole de Saint Paul se profile.
L’impression de rigidité qui se dégage de cette oeuvre est voulue. Les tours du pont ne symbolisent-elles pas la fonction d’un bâtiment plus en amont sur la berge, la Tour de Londres, et résument ainsi la rigueur que l’on incombait alors à l’Institution monarchique de Grande-Bretagne.